2 histoires de cochons

11 Jan

de Christian Oster

A partir de 7 ans (mais très bien à lire à voix haute pour des plus petits)

Difficile de choisir un roman parmi le festival de l’incongru de Christian Oster. File dans ton livre! a opté pour le thématique et a choisi deux histoires de cochon: Le Cochon en panne et Le Cochon qui voulait bronzer. Sous ces deux titres, qui déjà font sourire, se trament deux histoires complètement saugrenues mais fichtrement bien menées.

Le cochon en panne commence ainsi:

« Il était une fois un jeune cochon qui adorait la vitesse. Il ne se déplaçait qu’au volant de sa petite voiture décapotable et, les oreilles au vent, parcourait des dizaines de kilomètres, le sabot pressé à fond sur l’accélérateur. »

Puis, par une nuit de croissant de lune, il tombe en panne au milieu de nulle part. Un peu moins fier que dans son bolide, le voilà, seul dans la nuit, parcourant les routes de campagne pour trouver de l’aide. Le silence, l’obscurité, le stress de la panne se révèleront de bien petits dangers comparés à celui qui l’attend!

Le cochon qui voulait bronzer débute lui ainsi:

« Il était une fois un cochon qui se trouvait trop rose. C’était idiot, parce que les cochons ne sont pas trop roses, ils sont roses, c’est tout. »

Comme il vit dans une ferme sous un climat médiocre, le cochon ne peut pas bronzer, et comme y vit également un mouton qui rêve de voyager, alors la paire part en route pour le soleil. C’est sur la plage que se déroulera alors une série de scènes complètement loufoques. Pour vous donner une idée: C’est sur cette plage que notre cochon rencontrera un zèbre fugitif qui vient se faire bronzer les rayures blanches afin de passer inaperçu aux yeux du directeur du zoo venu le récupérer.

Christian Oster jongle entre la tradition des contes et une modernité presque cinématographique. Dans les histoires, les cochons sont des héros naïfs et attachants, des sortes de Bourvil qui se laissent mener par les évènements sans en avoir le contrôle. Dans le Cochon en panne, on y verrait presque du Tarantino. Les deux histoires commencent par « Il était une fois… » et se déroulent ensuite comme un film à suspense drapé de burlesque.

Il suffit de lire les titres de ses romans pour se faire une idée de l’amour qu’a l’auteur pour le non-sense:

Le lapin Magique

L’abominable histoire de la poule

Le prince qui cherchait l’amour

Les trois vaillants petits déchets

La grève des fées

Les lèvres et la tortue

Le loup, le géant et le distributeur de chewing-gums

Le prince et la caissière

La princesse enrhumée

L’immangeable petit poucet

… Ce ne sont que des exemples. Vous trouverez l’ensemble de sa biographie ici.

En conclusion, c’est plus fort que moi, je vous dirais que « tout est bon dans le cochon » comme « tout est super chez Christian Oster ».

Le cochon en panne Christian Oster. Illustrations Dorothée de Monfreild.  L’école des loisirs, collections Mouche, 2006. 51 pages. 

Le cochon qui voulait bronzer Christian Oster. Illustrations Alan Mets.  L’école des loisirs, collections Mouche, 2007. 46 pages. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :