Valérie Leblanc – illustratrice

18 Nov

File dans ton livre! est beau grâce à Valérie Leblanc. C’est elle qui m’a fait l’honneur d’illustrer ce blog.

Googelisez Valérie Leblanc et vous serez cordialement invité(e) à entrer dans son igloo.

C’est   qu’on y retrouve une bonne partie de ses talents. En vous baladant sur son site, vous pourrez même y boire le thé sur sa banquise dans son blog.

Graphiste et illustratrice, elle offre un monde minimaliste mais pas froid. C’est bien connu: il ne fait pas froid dans un igloo!

Tout est dans les traits fins et les associations chez elle. Valérie Leblanc, c’est du genre à dessiner un tapir en pyjama, un ours qui boit le thé, un yéti en slip ou des femmes avec des hélices sur la tête. Et malgré tout, cela n’a rien de bizarre tant l’univers de Valérie est doux et simple. Elle dessine aussi le quotidien et en capture la poésie de l’instant. Avec peu, ces dessins déclenchent forcement d’autres images, des sensations et des souvenirs.

Aimais-tu lire quand tu étais petite? 

Non je n’aimais pas lire. j’ai mis du temps à me plonger dans les livres. Ca me paraissait un « devoir ».
Quelque chose comme « tu sais, tu devrais aller à la bibliothèque choisir un livre… ». Je me rappelle y traîner dans cette bibliothèque et je me contentais de regarder les couvertures, vite découragée par les pages de texte!

En fait j’ai très tôt pris une mauvaise habitude. Mon père me lisait des histoires avec talent et je préfèrais me plonger dans les images en l’écoutant.
Plus tard, mon frère a pris le relais.
Il y avait là dedans un mélange de flemme et un vrai plaisir à écouter et à m’user les yeux sur les images, que j’observais avec attention.

Peux-tu me citer quelques livres qui t’ont marqué?

Les albums du Pere Castor, Pierre Lapin et La chèvre de Monsieur Seguin. Toutes ces images font partie de ma mémoire d’enfant. Elles sont associées à des émotions, à des moments,  à ma famille.
J’entends encore ma mère prononcer « la petite pOUUUle ROUUUUssssse » et mon père prendre un malin plaisir a nous raconter (130 fois peut-être?!!) l’histoire de la chèvre de Monsieur Seguin en y mettant chaque fois le même suspens!

  

Aujourd’hui, que te reste-t’il des moments de lecture de ton enfance?

Mes moments de lecture sont donc liés a des moments en famille.
je n’ai jamais été une lectrice solitaire, puisque je ne lisais pas moi-même. Il me fallait un « conteur ».

Quelle part ont eu les livres dans ton enfance?

Je pense aujourd’hui que la manière dont je ai abordé les livres a clairement déterminé ma sensibilité à l’image .
Surement au détriment d’autre chose… mais qu’importe.
Pendant toutes ces lectures je me suis imprégnée d’images, de personnages, de décors, de couleurs.

Que dirais-tu à un enfant de 10 ans qui ne veut pas lire?

Qu’il n’est pas obligé de lire!
Que les livres sont là et qu’il peut s’y plonger s’il en a envie, si ça le rend curieux.
Qu’il y a toute sorte de livres : les livres ennuyeux, les prétentieux, et puis il y a ceux qu’on a envie de relire 100 fois parce qu’il nous parlent de quelque chose d’intime, parce qu’ils répondent a des questions, ou qu’ils éveillent tout simplement une émotion nouvelle.

Qu’as tu conservé de l’enfance en général?

Une sorte de douceur aujourd’hui un peu irréelle.
Mon enfance ressemble a une jolie chanson folk! avec ma mère qui chante sur une guitare et mon père qui m’apprend a dessiner sur une marche d’escalier du jardin.
Il me reste plein de jolis souvenirs qui font de moi ce que je suis aujourd’hui.
Je considère ca comme un patrimoine, un vrai univers que je partage aujourd’hui avec ma soeur et mon frère.

Qu’aimes-tu illustrer?

J’aime illustrer à la fois des instants du quotidien, des humeurs (c’était l’idée de départ de mon blog). Dans ces périodes là mes dessins sont des allusions à un moment de la journée ou quelque chose qui traverse ma vie.
Sous des airs de naïveté, il y est parfois question de quelque chose de plus intime, que j’aime traiter de cette manière, sans en dire d’avantage…

J’aime aussi sortir du quotidien, et illustrer d’autres thèmes.
En ce moment je travaille sur l’univers du rêve, pour une série d’illustrations oniriques.
Il y est question d’une course folle, d’un chat qui parle, de lévitation, de méduses volantes, de personnages irééls, de rencontres improbables…
mais tout ca est en cours…

Comment décrirais-tu ton univers?

Je dirais qu’il s’agit d’un univers naïf (parfois faussement naïf)… minimaliste,  qui peut être anecdotique et qui reste parfois volontairement lacunaire.
J’aime donner un indice, un point de départ d’une histoire, et laisser les gens imaginer ce qu’il se passe avant ou après, ou juste a coté.
J’aime les portes entrouvertes…

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