L’invention d’Hugo Cabret, Brian Selznick

4 Oct

Première évidence sur ce livre: L’invention d’Hugo Cabret est un BEAU livre. Un beau gros livre. A le voir sur un étal de libraire, il donne l’impression d’un grimoire lourd de secrets. Il suffit de le feuilleter pour commencer à sentir la magie opérer. Car c’est bien de magie dont il s’agit ici. L’invention d’Hugo Cabret raconte la magie des débuts du cinéma.

L’histoire se déroule au début du siècle à Paris. Hugo Cabret est un petit orphelin de 9 ans qui vit caché dans les complexes mécaniques des horloges de la gare de l’Est. De l’incendie qui a tué son père, un ingénieux horloger, il a récupéré un vieil automate représentant un dessinateur au dessus de son pupitre. Une partie de l’intrigue du roman tient dans la réparation de l’automate et la recherche de la clé en forme de coeur qui permettra de remonter la machine, de l’activer et d’enfin voir ce que l’automate va dessiner sur cette feuille blanche. Dans cette quête, Hugo rencontrera des gentils, des méchants qui veulent l’envoyer à l’orphelinat et un personnage qui détient un grand secret. Ce secret repose dans la seconde intrigue du roman et clôt le livre en beauté. J’ai déjà un peu vendu la mèche plus haut en révélant que ce dernier secret tourne autour du cinéma.

L’autre magie du livre tient de son effet sur l’oeil. Son format est peu commun dans la littérature jeunesse: c’est un roman graphique. Les 533 pages peuvent faire fuir les jeunes lecteurs mais ils reviendront vite vers l’objet quand ils réaliseront que la plupart des pages sont des images, et pas n’importe quelles images. Ces images sont des dessins magnifiques réalisés à la pointe de mine. Le noir et blanc, les encadrés de chapitre un peu Art Nouveau nous plantent le décor d’un autre temps et happe le lecteur dans un film muet. Le livre commence par un grand travelling avant. Regardez plutôt:

Puis commence le texte. Une fois plongé dans le texte, le lecteur est propulsé à nouveau dans le film dans les pages suivantes.

Ce livre est beau à regarder, palpitant à feuilleter et agréable à lire bien que le récit ne soit pas à la hauteur du graphisme. Ce n’est pas un hasard si L’invention d’Hugo Cabret a été repéré pour être adapté par le cinéma. Et pas par n’importe qui jeunes gens. Par sa majesté Martin Scorcese qui signe ici un film complètement cohérent dans son souci de raconter l’histoire du cinéma au public. Sortie en décembre:

à partir de 9 ans, Bayard Jeunesse, 533 pages.

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Une Réponse to “L’invention d’Hugo Cabret, Brian Selznick”

  1. Audrey ML 5 octobre 2011 à 12:24 #

    Un livre pour ré-apprendre à laisser son imagination vagabonder aux moyens et aux grands ^_^ merci !

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